Mardi 6 septembre 2005

Avec une petite pensée à deux amis et passionnés des légumes, Myriam B. et Pierre R.

Pour vous produire ces légumes, prenez contact avec "Halles Mandar"

Ce sont le plus souvent les modes –parfois les coûts- qui ont fait tomber dans l’oubli ces légumes, d’hiver pour la plupart. La production des légumes de printemps, les préférés, a été mécanisé et ou développé sous d’autres climats de façon à ce qu’ils soient présents sur nos marchés toute l’année.

    Parler de ces légumes, c’est aussi recadrer l’alimentation avec les saisons et la nature. Je me souviens enfant, en vacances avec mon grand-père (qui ne se nourrissait que de son jardin), on ne mangeait des tomates qu’à la saison, suivant les variétés, plus ou moins précoces ou tardives... En juillet quant les haricots verts donnaient, on en mangeait presque tous les jours et s’il pleuvait, pommelées ou non, il fallait manger les salades avant qu’elles ne « montent en graines »…

Aujourd’hui, j’aurais du mal à faire manger le même légume vert à trois jours d’intervalle autant à mes enfants qu’à un client. C’est donc bien notre société qui a changé.  

C’est en proposant des courgettes, des haricots, des tomates toute l’année que l’on a fait disparaître des produits traditionnels, certes pas toujours rentables parce qu’on ne pouvait pas mécaniser les productions… 

 

Voici quelques uns de ces légumes, pas très courant, 

Et parfois… oubliés : 

Le crambé maritime:

De novembre à janvier.

Les romains en mangeaient, il était dans le potager du roi Louis XIV à Versailles.

C’est un crucifert, de la même famille que les artichauts, mais qui n’a rien à voir avec ces cardes…, on en mange les tiges… Il pousse à l’état sauvage en bord de mer, dans le sable, sur les cotes bretonnes, mais ce sont surtout les Anglais qui en produisent encore sur la cote de la Manche.

C’est une petite tige, de la taille d’une petite asperge, avec une collerette violette en haut. On la prépare comme l’asperge. 

Mon conseil : cuit à l’eau, servit avec une sauce mousseline.

 *C’est le plus fin des légumes d’hiver (c’est mon préféré…).

 

 

  Le rutabaga

De septembre à mars

(Je dirais que s’il y a eu un légume qui est mort à la guerre, c’est bien lui ! Car même l’amitié Franco-Allemande n’a pas absous les rutabagas, dommage.)

Racine ronde et renflée, jaunâtre et verte, la chaire jaune, le goût entre le navet et la pomme de terre…

Mon conseil : mettez-en dans le pot au feu ! 

 

 L’oexalis

De septembre à décembre

Un peu plus petit, on croirait un rutabaga violet ; non, c’en est pas un, d’autant qu’il est plus précoce dans la saison… C’est une racine aussi, on le préparera comme toute les racines…

Mon conseil: dans une poêle mêlé à des artichauts avec une belle noix de beurre salé Breton. (c’est le meilleur !) 

 

Le topinambour

De mi-octobre à mi-mars

Compagnon de guerre du rutabaga, il est beaucoup plus ferme et plus savoureux

 Mon conseil : comme dans le Nord, faites-le râpé en salade…

 

 

 

  

  Le salsifis

Toute l'année, septembre et octobre sont les meilleurs mois 

Longue racine cylindrique à chair blanche et peau maron. Traditionnellement, épluché, on le cuit à l’eau, pour être accommodé au beurre ou en purée. On en faisait aussi des beignets.

 

  Le scorsonère

Toute l'année, septembre et octobre sont les meilleurs mois 

Comme son cousin le salsifis, mais avec une peau noire, il se prépare de la même façon.

Mon conseil: Ne l'épluchez pas, taillez de fines bandes à l'économe, et les frire sans aucun ajout... 

 

Le panais

 De octobre à février

 

 

  Une longue carotte blanche, c’est un légume originaire de notre terroir, à tel point, que l’on en retrouve sauvage… S’il est tombé dans l’oubli des Français, il est encore très courant en Grande Bretagne et en Allemagne. La variété la plus connue, est le « demi-long de Guernesey ». C’est excellent ; à travailler comme une carotte.

Mon conseil : un gratin à la crème avec des lardons… 

  

Le cerfeuil tubéreux

De novembre à février

Il a le même aspect que le panais, plus petit, plus farineux au goût ; à travailler comme la pomme de terre.

Mon conseil : en purée, en alternant une quenelle de purée de cerfeuil tubéreux et une quenelle de vitelotte bleue…

 

La racine de persil

De novembre à février

Il ressemble au cerfeuil tubéreux, mais moins régulier, plus noueux. Un goût plus fort, parfois un peu acre.

Mon conseil : dans une poêle avec du beurre, mélangé avec des carottes.

 

  Le crosne

De novembre à mars

On le doit à un botaniste qui l’a rapporté du Japon et l’a acclimaté dans son jardin à Crosne, dans l’Essonne… Les Crosnes étaient très à la mode au XIXème siècle pour disparaître au XXème… Dommage, c’est excellent, à la maison, on peut les manger avec la peau. Sinon, on les ébouillante pour ensuite les frotter dans un linge ou avec une brosse pour en retirer la fine pellicule qui le recouvre.

Mon conseil :  « à toute les sauces » et même en salade…

L’héliantis 

 Toute l'année, septembre et octobre sont les meilleurs mois 

Proche du Topinambourg, moins gros et plus long, il se cuisine pareil…

 

La vitelotte bleue

S’il vous plait, n’appeler pas cette pomme de terre « pomme bleue de Chine ». Elle ne vient pas de Chine et on la cultive depuis des siècles dans la vallée de la Loire….

Elle est bien amusante, cette petite pomme de terre bleue, elle se travaille comme n’importe qu’elle autre variété de pomme de terre.

Mon conseil : en purée, en chips… 

 

La barbe de capucin (ce n’est pas un légume, mais une salade)

De décembre à février

C’est en fait une cousine du pissenlit, spécialité des maraîchers du Nord de la France

Mon conseil : en salade bien sur !

 
par Jean-Pierre Lepeltier publié dans : information
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Mardi 23 août 2005

     

    Dans ces temps révolus où la République réclamait à ses citoyens une année de service, je ne souhaitais pas me cacher dans un mess de garnison, ni "être pistonné dans les cuisines d'un ministère". Non, je ne voulais pas perdre une année ...je voulais voyager !  

         J'avais vingt ans, après deux années avec Joël Robuchon et une saison d'été en Bretagne, je veux voir du pays...

         Le Ministère des Territoires d'Outre-Mer (DOM-TOM) organisait chaque année des "missions australes" à destination des Terres Australes et Antarctiques Françaises : Terre Adélie, Kerguélen, Crozet et Nouvelle-Amsterdam. Quatre expéditions dans lesquelles on pouvait exercer un service civil intéressant et voir du pays. Je quittais donc la France le 11 Décembre 1978 comme cuisinier avec la 29ème mission à Port aux Français aux Iles Kerguélen.

      L'un de mes compagnons de cuisine était Pierre Henri, que je salue au passage, il était comme moi cuisinier. Le chef était un sacré personage, "Léo". Ce fut une très belle expérience.

         

 

 

 

                 De retour de Kerguélen avec le Marion Dufresne, nous débarquons à l'Ile de la Réunion. Au lieu de rentrer directement en France, je décide d'y passer trois mois. 

  

  

                    Après quelques semaines en France, je n'ai de cesse de repartir. Je suis recruté par la chaine Radama Inn, qui est à cette époque l'une des plus grandes chaines hôtelières Américaines, comme demi-chef (je serai promu ensuite chef de partie) . Le 10 juin 1980, j'ai vingt deux ans et je pars pour Sanaa au Yémen du Nord.

A cette époque, le Yémen c'est la féodalité, 1000 km de goudron dans tout le pays, le gouvernement avec l'armée ne tient que trois villes et leurs axes. La seule loi est le Coran. Le pays, en plein développement, ressemble à l'Amérique du 19ème siècle :  les armes sont en vente libre, la liberté est aussi vaste que la sécurité y est absente…       

 

 

 

     

      

     

   Au printemps 1981, je traverse la Mer Rouge sur un boutre débarquant à Djibouti. Avec mes amis Sylvie et Christian,  notre idée était de regagner le Caire, par l'Ethiopie et le Soudan, en 4 X 4.

   Sans information au Yémen, nous découvrons, à Djibouti, que les Cubains venaient de s'installer en Ethiopie et que les Russes étaient chassés de Somalie par des guérilléros pro-américains. Ces deux pays en guerre nous barrant la route, je reste donc à Djibouti quelques mois dans le restaurant d'un club de sport, et  je rentre à Paris.

 

 

  

       Après le Yémen et Djibouti, je me débrouille très bien en arabe classique, suffisamment pour passer mes commandes par téléphone et diriger en cuisine. L'Arabie m'avait toujours  fasciné aussi,  je pars en Arabie avec un contrat de trois mois ; pas n'importe où, à Médine l'une des deux villes saintes. J'y reste quatre mois dans un camp de base à proximité de la ville sainte.

           

          L'Arabie m'a déçu. Après quelques temps en France, mon ami Christian me propose de le rejoindre au Maroc, comme sous-chef dans un très bel hôtel, avec une thalasso, six retaurants et soixante dix cuisiniers... Le Maroc est magnifique et le travail intéressant avec de bons cuisiniers, je m'y suis beaucoup plu pendant les deux ans où j'y suis resté. 

     

         Le Directeur de la restauration avec qui nous travaillions au Maroc était parti au Sénégal où il avait besoin de cuisiniers. Ensemble depuis le Yémen, Djibouti et le Maroc, mon chef de cuisine, et ami, Christian VERCELLI, et moi décidons de faire un dernier contrat ensemble au Sénégal. Au bout d'un an et demi, Christian prend la direction des cuisines d'un autre hôtel et je lui succède à la tête de la brigade du Palm Beach. Trois restaurants, cinquante cinq cuisiniers, patissiers et boulangers.Ce fut une belle expérience, j'y suis resté cinq ans.

        

     

         Après neuf années de voyages, neuf années de découvertes, de paysages, de visages et de parfums, la vie me retient à Paris pour y écrire de nouvelles pages...  

 

 

 

 

 

par Jean-Pierre Lepeltier publié dans : information
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Dimanche 21 août 2005
 

Lancé par Jean Rougier,l' International Club Toques Blanches Toques , sont de nombreuses sections à travers le monde, chacune un club autonome, en relation avec les autres:

France, USA, Japon, Maroc, Suisse, Canada, Chili, Israël, Mexique, Sénégal, Grande Bretagne, Arabie, Soudan, Allemagne.... 

La section France, est un club créé en 1990, à l’initiative de Maurice Brazier avec le soutien de Joël Robuchon, Paul Bocuse, Roger Verger...

Le club était, et a su rester, une grande bande de copains. Il s’est développé et a su

transmettre un esprit de convivialité qui a toujours régné. 

Premier président, Maurice Brazier était le chef de cuisine de l’hôtel Méridien Paris, porte Maillot, qu’il dirigeait au terme d’une brillante carrière internationale.

Maurice saura lancer le club, l’animer, mettre en place la revue, les boursiers, trouver des sponsors, organiser de nombreux voyages et galas, créer une dynamique et fédérer les régions..

C’est avec le bureau du club qu’il put accomplir cette œuvre, et particulièrement grâce à Jacques Sénéchal, secrétaire
(Chef de la Tour d’Argent et de l’hôtel Nikko)
et
 
Pierre Vandénameele, trésorier
(Chef renommé et propriétaire de «  la Poularde  » à Houdan)
 

Pierre-Dominique Cécillon succède à Maurice en 1999 

Ancien chef de cuisine de l’hôtel Prince de Galles, à la retraite en 2005, Pierre-Dominique consacre toute son énergie à dynamiser le club et, avec les membres du bureau, à poursuivre l’œuvre de Maurice Brazier en préservant l’esprit d’amitié des fondateurs....  

Les boursiers, la revue, les voyages découverte, les journées détente, le gala et tout ce qui peut contribuer à la transmission de la connaissance...     

 

Les Boursiers, en 1991, avec le soutien de Nestlé et de Jean-Baptiste Girreau et de Gilbert Radix, est créée la bourse des Toques Blanches.

Les boursiers sont de jeunes cuisiniers sélectionnés pour venir travailler durant dix-huit mois dans des maisons réputées à Paris.  Ensuite, ils sont placés aux États-unis, à nouveau pour dix-huit mois. Le Club prend en charge logement, billets d’avion et démarches administratives. Nous avons aujourd’hui quatre boursiers. 

  

En 1991, avec Céline Vence, est créée la revue du club:
« Le Journal »

Certainement l’une des plus belles revues de cuisiniers et d’associations. Créée et écrite pendant dix ans par Céline, sa réputation de qualité est reconnue.

Depuis 2004, sans avoir la prétention de remplacer Céline, je dirige la revue.

Elle est réalisée avec l’aide de nombreuses bonnes volontés, notamment: Agnès Haddad de Siqueira, Blandine Vié, Elisabeth Uminsky, Emmanuel Galiero, Hervé This, Philippe Toinard, et tous les « Carême ». 

Sans oublier l’aide précieuse de Christophe Martin, notre imprimeur: Scribe Graphy . 

Les régions, les 300 membres du club sont répartis à travers la France. Ils sont particulièrement actifs en Provence-Côte d’azur, en Bretagne, en Alsace, en Corse, dans le Nord et en Île de France.

Deux à trois fois par an, des week-ends dans ces régions redynamisent le club dans nos provinces.   

Les journées, le Trophée de Golf des Toques Blanches ou la journée karting, sont des moments festifs où 100 à 300 personnes se retrouvent pour une belle journée. 

Le Gala annuel, Moment crucial de l’année, le gala des Toques Blanches qui regroupe environ 3 à 400 personnes, est l’un des grands moments de la profession.   

 

Nos partenaires, Une publicité dans la revue, un mécénat... Les sociétés peuvent être partenaires des Toques Blanches. 

Ce soutien nous permet l’édition de la revue et le financement des boursiers.  

 

Bref, "les toques blanches", c’est une grande bande de copains, une association qui bouge, sans vedettes qui se prennent au sérieux, sans donneurs de leçons... Juste des amis qui partagent la même passion et qui trouvent des tas de prétextes pour se retrouver ! 

par Jean-Pierre Lepeltier publié dans : information
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Dimanche 21 août 2005

Administrateur de l'International club Toques Blanches,

 je dirige la rédaction de  la revue "Le Journal"  

Présentation de la revue:  

 

Céline VENCE l'a créé en 1991, elle la concevait et l’écrivait seule, son unique partenaire était l’imprimeur.
En dehors des pages centrales, réservées à « la vie des Toques » et aux actualités, Céline développait des thèmes de produits, d’histoire et de culture de la gastronomie. Cette revue eut toujours une grande réputation de qualité.

 

A partir de 2000, il devint nécessaire d’épauler Céline.
 L’arrivée d’ Emmanuel GALIERO en 2002 sera la bienvenue.
 

 

En 2003, je prends en main le « chemin de fer » de la revue, et trouve de nouveaux partenaires pour l'écrire:
 Philippe TOINARD et Elisabeth UMINSKY en 2003,
Hervé THIS et Agnès HADDAD de SIQUEIRA en 2004.

Véronique TOOLEN et Anne-Marie TARSENS en 2005 

 

Emmanuel GALIERO est journaliste au sein du groupe « Le Figaro » Pour nous, il signe « le Chef du mois »   

 

Philippe TOINARD « On a lu pour vous » - « On a dégusté pour vous »

Philippe est écrivain, journaliste et chroniqueur gastronomique. Il a beaucoup œuvré, dès l’origine, à l’organisation de la semaine du goût.  

Elisabeth UMINSKY, Elisabeth est journaliste à Agen. Ses reportages « terroirs » permettent une ouverture sur les régions du sud-ouest.  

 

Hervé THIS, Physico-chimiste de renom, auteur de plusieurs livres, passionné de cuisine, Hervé est un « pro » de l’écriture. Il a dirigé pendant dix ans la revue de la Chimie. 

Et vive la connaissance !  

 

Agnès HADDAD de SIQUEIRA, et Céline WINTER, oeuvrent pour la promotion des fruits et légumes en France, au sein de APRIFEL. Elles réalisent pour nous des pages produits.

 

Ce sont aussi des pages produits que nous réalisent Véronique LOOTEN et Anne-Marie TARSENS de l’OFIMER, organisme chargé de la communication des produits de la mer. 

 

X CAREME, ou CAREME sous X, reportages et articles divers...

Carême, sous X!  C’est ainsi par plaisanterie, que quelques inconnus avaient eu l’idée de signer leurs articles de façon anonyme.  

Depuis, c’est sous le nom de Carême, avec parfois un prénom, que signe le cercle de confrères, amis, frères de fêtes, compagnons de voyages et autres écrivains, en herbe, certes, mais toujours là pour le coup de main ...

 Pascal, Michel, Dominique, Fabrice, Bruno, Philippe... Merci les « Carême » .

 

Le fournisseur du mois qui évoque une entreprise, son histoire, sa culture et ses produits. 

 

Un matériel, une technique, la législation... un article qui est en général écrit par un spécialiste du sujet.  

 

Céline VENCE est toujours présente dans nos pages, nous tenons à garder « sa griffe », mais c’est sa fille Blandine VIE qui a repris sa plume...  

 

Voilà la petite famille de notre revue,  

 

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Mardi 16 août 2005

 

         A 10 ans, je voulais être boulanger-pâtissier, ne sachant pas encore qu'il s'agissait de deux métiers bien distincts, mais le germe était là. 

 

         Adolescent, je découvre les livres sur la mer et les voyages m'attirent, mais je passe toujours mes vacances scolaires avec mon frère à faire des biscuits, des crêpes, des gaufres dans la cuisine familiale pendant que mes parents sont au travail. 

 

         Le choix de l'orientation ne sera pas facile entre la marine et l'école hôtelière, c'est la cuisine, finalement, qui l'emporte et j'entre à l'Ecole Jean FERRANDI de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris ; mais je n'oublierai jamais la mer et les voyages, la suite vous le montrera…. 

 

         L'école ne me suffit pas et je travaille pour la première fois à 16 ans, les week-ends et les vacances dans un petit restaurant. L'année suivante j'obtiens mes CAP et BEP de Cuisine.

 

         En Juin, avant de quitter l'école, je demandais à mon professeur quel était le meilleur chef sur Paris pour apprendre, sa réponse fut ferme : ROBUCHON. Joël ROBUCHON n'avait pas encore la gloire que nous lui connaissons aujourd'hui mais il était en pleine ascension. Avec une étoile au Guide MICHELIN, il venait de remporter le prestigieux concours du Meilleur ouvrier de France alors que je servais de commis à Yves MENES qui préparait le même concours et qui l'obtiendra à la session suivante. 

 

         En Juin 1976 j'entrais dans la brigade de Joël ROBUCHON pour commencer une longue carrière… 

 
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